Retranscription de la conférence de Marc THIEBERGE au  cours des 2èmes rencontres de la santé.

Bonjour,

Je vous remercie de m’avoir invité à venir vous parler aujourd’hui. Cela m’embarrasse d’ailleurs, tellement médecine, science et société ont partie liée. Mais c’est avec un infini plaisir, tellement le souvenir d’une collaboration avec les confrères des Comminges reste vivante.

Etre acteur de sa santé implique à mon avis de se sentir responsable de sa vie ; chacun est ainsi confronté à ses angoisses, à son anxiété, à ses symptômes, mais aussi à ses croyances, ses façons ou ses raisons de vivre, sans oublier ses traditions et ses us et coutumes ; en un mot, son terroir.
D’être accompagnés comme nous le sommes par le choix de la médecine de ne pas laisser les humains seuls avec leurs symptômes, nous soulage (primun non nocere), mais ne nous guérit pas d’avoir à vivre hors du sens pour les non religieux et nous plonge souvent dans une détresse qui nous pousse à chercher des réponses ,par exemple la sur occupation ou la consommation parfois effrénée d’objets, de relations ou de drogues de toutes sortes ; autant de réponses à ce sentiment de solitude, de vide, de fuite du temps, d’angoisse de nostalgie ou d’ennui qui nous habite dans le lien social, d’autant plus si nous ne trouvons pas des formes de reconnaissances sociale, familiale ou personnelle qui nous mettent en confiance avec nous-mêmes. Les phénomènes de burn- out font partie des troubles de notre civilisation. Ils peuvent être calmés mais pas toujours soignés.